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Moto : 10 conseils pour rouler en toute sécurité

 - 11/05/2015

Conserver une bonne adhérence sur la route, bien entretenir ses pneus, voici quelques précautions à prendre en matière de conduite à moto.

Conserver une bonne adhérence

Une chaussée mouillée par la pluie est logiquement plus glissante qu’une route sèche. A moto, la perte d’adhérence risque d’entraîner la chute avec des conséquences plus ou moins graves. Pour se préserver d’un accident dû à la pluie, il faut avant tout prendre soin de conserver la meilleure adhérence possible. Parmi les premières règles à respecter, celle qui consiste à ne pas prendre trop d’angle dans les virages. C’est ce qu’on appelle le carrossage et pour le limiter, on va soigner ses trajectoires. Tout en restant évidemment sur sa voie de circulation, le pilote de la moto sous la pluie va aborder le virage le plus à l’extérieur possible pour venir ensuite à l’intérieur de la courbe et enfin sortir du virage en écartant à nouveau sa trajectoire vers l’extérieur. Une technique toute simple qui permet de rouler sereinement sous la pluie sans prendre de risque.


Adopter un style de conduite coulé

Plus vous serez détendus au guidon, moins vous prendrez de risque. Adopter un style coulé c’est avant tout être concentré sans se crisper. On l’ignore souvent, mais le regard est primordial, notamment dans ce genre de condition. La plupart des usagers regardent juste devant leur roue avant. Il faut au contraire regarder le plus loin possible. Cela permet de se détendre et de pouvoir anticiper. Vous constaterez alors que votre style de conduite est bien plus coulé. Un avantage non négligeable sous la pluie car les à-coups de freinage ou d’accélération risquent de vous mettre inutilement en danger sur chaussée mouillée.


Pneumatique, faire le bon choix

Certains pneumatiques moto typés hypersport ou « Racing » ne sont pas du tout adaptés à la conduite sur route mouillée. Pour faire face sereinement aux conditions météos du quotidien, il faut porter son choix sur un pneumatique routier à large spectre d’utilisation. Le nouveau MICHELIN Pilot Road 4 est l’exemple parfait du pneumatique adapté aux conditions météos changeantes. Spécialement mis au point et étudié, il est très sécurisant sous la pluie en offrant des propriétés d’adhérence largement supérieures à l’ensemble de ses concurrents.


La bonne pression du pneumatique

Malgré certaines idées reçues, il est inutile de diminuer ou d’augmenter la pression d’air dans le pneumatique en cas de long trajet sous la pluie. Chez Michelin, ingénieurs, metteurs au point et essayeurs sont tous très clairs sur ce point. Que ce soit sur le sec ou le mouillé, il faut impérativement suivre les préconisations des constructeurs en ce qui concerne la pression pneumatique.


Savoir bien freiner sous la pluie

Sur route mouillée, bien des usagers ne savent pas comment freiner avec efficacité. Là encore, on prendra soin de regarder au loin, et non juste devant sa roue avant. La plupart du temps, pour éviter le risque de bloquer la roue avant, les motards peu expérimentés vont freiner assez fort à l’aide du frein arrière. Le risque de bloquer la roue arrière est alors très important, ce qui peut entrainer la chute. En réalité, il faut freiner quasiment exclusivement avec le frein avant, en empoignant la commande à pleine main et en dosant avec soin et fermeté la pression sur la commande. S’il faut bien évidemment éviter d’être brutal au moment de freiner, on peut néanmoins exercer une pression progressive assez forte sur la commande sans risque de perte d’adhérence.


Attention au rond point

Les ronds points se sont multipliés sur nos routes et il faut bien avouer que sous la pluie, ils s’apparentent souvent à des pièges. Le rond point est un endroit délicat pour une moto sous la pluie parce qu’il oblige à prendre de l’angle à faible allure. Tant pis pour les règles enseignées dans les auto-école qui soulignent l’importance de rouler sur la file extérieure si on sort du rond point avant la première moitié et de rouler sur la file intérieure si on a prévu de sortir dans la seconde moitié du rond-point. A moto, sous la pluie, la priorité va être de prendre le moins d’angle possible, ce qui implique de « couper » le rond-point en prenant garde de ne pas gêner les autres usagers. Raison supplémentaire d’adopter cette technique, la plupart des poids lourds qui empruntent les ronds-points roulent sur la file extérieure et il arrive régulièrement que leur réservoir déjauge, ce qui a pour effet de rendre la chaussée particulièrement glissante et piégeuse pour les deux roues.


Prévenir l’aquaplaning

Le phénomène d’aquaplaning intervient lorsque l’épaisseur d’eau sur la chaussée est très importante et que les pneumatiques sont au-delà de leur potentiel d’évacuation d’eau. Si ce problème était assez connu jusque dans les années 80, il faut bien avouer que l’aquaplaning est aujourd’hui un phénomène rare. L’amélioration de la qualité des chaussées et les progrès spectaculaires des performances des pneumatiques Michelin ont largement contribué à rendre la conduite sous la pluie bien plus sûre qu’elle ne l’était par le passé. Néanmoins, en cas d’averse violente associée à une vitesse non adaptée, on peut être confronté à des phénomènes de patinage de la roue arrière. Il faut alors garder son cap pour permettre au pneumatique de retrouver l’adhérence le plus tôt possible.


Savoir lire la route

On le répète, mais porter le regard loin est l’une des clefs d’une conduite en sécurité sous la pluie. Cela permet notamment d’anticiper les obstacles et avec l’expérience, on apprend que certains revêtements sont plus glissants que d’autre. C’est le cas bien connu des bandes blanches de la signalisation horizontale et notamment des passages piétons en ville. En cas de revêtement mouillé, on évitera de poser les roues dessus et on préfèrera rouler sur le goudron entre les bandes. Il est utile également de préciser qu’il est préférable de ne pas freiner sur une bande blanche mouillée sous peine de risquer de chuter. Il en va de même des plaques d’égout.


Attention à la visibilité sous le casque

Rouler sous la pluie s’accompagne souvent de visibilité réduite, du fait de la pluie elle-même, des projections des autres véhicules et enfin de la buée qui peut se créer à l’intérieur de l’écran du casque. Pour cette dernière, la plupart des fabricants de casque proposent des dispositifs « anti-fog » relativement efficace. Dans le même esprit, pour éviter que l’eau ne stagne sur la surface extérieure de l’écran du casque, il existe des produits hydrophobes qui permettent aux gouttes de glisser facilement et de s’évacuer pour une meilleure visibilité.


Se protéger pour rester au sec

S’il est une chose désagréable à moto, c’est bien de rouler trempé. A moins de vivre sous les tropiques, la pluie s’accompagne en plus la plupart du temps de froid. Un cocktail épouvantable quand il s’agit en plus d’envisager un voyage sur une longue distance. C’est pourquoi l’équipement est indispensable pour se protéger de la pluie. En la matière, les combinaisons intégrales représentent un excellent choix, même si elles sont souvent difficiles à enfiler. On prendra soin de les choisir suffisamment amples pour pouvoir les vêtir par-dessus une veste ou un blouson. Il existe également des sur-gants et des sur-bottes relativement étanches. Et on se souviendra également qu’une moto équipée d’un carénage protègera logiquement mieux qu’un roadster dénué de protection.


Le conseil de Bruno Pérard, essayeur moto Michelin

« Je n’ai pas réellement de conseil à donner pour bien rouler sous la pluie, car je ne suis pas un adepte des averses à moto. Pourtant, une partie de mon travail d’essayeur Michelin est de tester les pneumatiques dans toutes sortes de conditions, et notamment sur route mouillée. Curieusement, nos essais sur chaussées mouillées se font systématiquement par temps sec. Dit comme ça, cela peut paraître contradictoire, mais en réalité cela ne l’est pas. Nous  effectuons des mesures extrêmement précises lors de nos essais et pour cela, nous devons absolument pouvoir contrôler la hauteur d’eau sur la chaussée. Nos essais ont lieu sur des pistes spécialisées, avec des pouvoirs d’adhérence variables que nous pouvons arroser en fonction des mesures que nous voulons faire. Impossible de remettre entre les mains des caprices du ciel ce genre de mesures. On peut donc dire que dans mon cas je suis extrêmement chanceux : je roule sous la pluie uniquement quand il fait sec. »