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Sécurité routière: le nombre de morts sur les routes en léger recul (-0,7%) en avril

 - 16/05/2018

(AFP) - Le nombre de morts sur les routes françaises a légèrement reculé (-0,7%) en avril avec 279 tués, soit deux de moins que lors du même mois l'an dernier, a annoncé mardi la Sécurité routière.

Ces chiffres confirment la tendance à la baisse de la mortalité routière, amorcée en 2017 après trois années consécutives de hausse. Sur les douze derniers mois (entre mai 2017 et avril 2018), 3.410 personnes ont été tuées, soit 78 vies sauvées comparé à la période mai 2016-avril 2017.

Cette baisse intervient alors que le gouvernement fait face à une fronde d'automobilistes, motards et élus contre la réduction de 90 km/h à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur 400.000 km de routes secondaires, à compter du 1er juillet. Cette mesure permettrait, selon lui, de sauver plusieurs centaines de vies par an.

"La moindre mortalité cycliste en avril 2018 (le bilan du mois d'avril 2017 était particulièrement lourd) compense l'augmentation de la mortalité automobiliste, alors que la mortalité motocycliste reste à un niveau élevé", détaille la Sécurité routière dans un communiqué.

Globalement, le nombre d'accidents corporels (-5,8%), de blessés (-6,3%) et de personnes hospitalisées plus de 24 heures (-17,5%) sont également en baisse en avril, ajoute l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR).

Des associations de motards et d'automobilistes, ainsi que des élus, manifestent régulièrement à travers la France pour contester l'abaissement de la limitation de vitesse annoncée par le gouvernement.

Des sénateurs ont également préconisé dans un rapport présenté le 19 avril que ce soit les départements qui déterminent les routes secondaires sur lesquelles sera appliquée cette mesure, plutôt que de la voir appliquée comme prévu à 400.000 kilomètres de routes secondaires à double sens sans séparateur central (muret, glissière).

Le projet "a un souci d'acceptabilité, particulièrement dans les départements ruraux où il augmente le sentiment de fracture territoriale", a notamment estimé Jean-Luc Fichet, sénateur PS du Finistère, coauteur du rapport sénatorial avec Michel Raison (LR, Haute-Saône) et Michèle Vullien (Union centriste, Rhône-Alpes).

(Crédits photo : FatCamera / Istock.com )