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Ventes de voitures électriques : un miracle éphémère ?

Relaxnews
 - 25/10/2017

Chaque mois, les ventes de voitures électrifiées battent de nouveaux records. BMW a rapporté que sur les trois premiers trimestres de l'année, ses ventes de voitures électriques et hybrides (68,687) étaient supérieures à celles de toute l'année 2016. La marque en a vendu 10.000 au seul mois de septembre, du jamais vu sur un mois calendaire.

"Nous sommes bien partis pour atteindre notre objectif de vente de 100.000 véhicules d'ici la fin de l'année".

Selon les derniers chiffres de l'Association des constructeurs automobiles chinois (CAAM), 77.000 électriques ont été vendues en septembre. À ce rythme, les ventes pourraient atteindre le record de 700.000 véhicules électriques (VE) d'ici la fin de l'année, une augmentation importante au regard des 500.000 VE vendues en 2016.

La Chine est rapidement devenue le marché de choix du VE et des carburants alternatifs. Ces derniers mois, de nombreux constructeurs bien établis tels que Ford ont annoncé des partenariats en Chine pour le co-développement de voitures électriques. Une bonne façon de se positionner sur ce marché.

Ce contexte de croissance exponentielle en Asie replace les voitures électriques sur le devant de la scène automobile mainstream. Après le salon de Genève cette année, les grands constructeurs donnaient l'impression de freiner dans le domaine du véhicule électrique. Six mois plus tard, tout semble avoir changé. Audi et VW ont annoncé de nouveaux lancements à partir de 2019. Même Honda, qui misait jusqu'ici plutôt sur l'hydrogène, annonce un VE.

Mercedes investit 10€ milliards dans la création d'une nouvelle gamme EQ d'électriques rechargeable. Le constructeur décline aussi toute sa gamme en hybride. "D'ici à 2022, nous introduirons plus de 10 modèles différents de véhicules 100% électriques sur le marché", affirme Ola Källenius, en charge de la recherche et du développement chez Daimler.

Cependant, Daimler reste convaincu que dans 10 ans, les VE ne seront pas assez solides pour répondre à tous les besoins de mobilité. "En 2025 [...], 75% des véhicules embarqueront toujours un moteur à combustion - combiné à un moteur électrique, naturellement", explique-t-il.

Évidemment, il y a aussi la question du lithium. Si l'élément est abondant, son exploitation est insuffisante pour répondre à la demande actuelle.

Selon US News Corp, qui surveille les stocks, il n'y aura pas assez de lithium pour répondre aux demandes existantes à moins qu'une nouvelle mine soit exploitée chaque année jusqu'à 2025.

Les moteurs diesel et essence pourraient donc faire figure de palliatifs cruciaux pour faire face aux régulations drastiques d'émissions et à l'impératif d'économies de carburant à court et moyen termes.

"Nous aurons encore besoin du diesel", explique Källenius. "C'est un avantage en matière d'émissions de CO2 et cette source d'énergie reste intéressante pour le transport des marchandises, ainsi que sur de nombreux marchés, surtout en Europe".

 

Photo : © Daimler AG All Rights Reserved